Mise en ligne le 27 mai dernier, la série "Pour un sou" de Zerocalcare est l'aboutissement de cinq années de projet avec Netflix. Une nouvelle réussite pour l'auteur de bandes dessinées italien?
De quoi ça parle ?
Zero, désormais quadragénaire, décide d'investir dans le projet de son ami « Sanglier », qui s'occupe d'un bar. Mais rapidement, il découvre que son associé détourne l'argent de la caisse. Pendant ce temps, Zero doit faire face à son passé : Smeralda, une veille amie, vient habiter chez lui pendant quelques temps.
Après « A découper suivant les pointillés » et « Ce monde ne m'aura pas », Zerocalcare revient avec une troisième série toute aussi déjantée sur Netflix. Une sorte de troisième saison de son arc narratif initié en 2021. L'auteur de bande dessinée italien est un vrai phénomène dans son pays et enchaîne les succès. « Pour un sou » ne déroge pas à la règle des deux précédentes séries.
Dans cette troisième série, on retrouve Zero, Secco, Sarah, toujours à Rebibbia, quartier populaire romain. Entre problèmes financiers, violences domestiques, masculinité toxique et nostalgie, « Pour un sou » jongle avec différents thèmes. Avec parcimonie, autodérision et justesse. Comme souvent, Zerocalcare mélange les flashbacks à souhait, son personnage du Tatou et un humour caustique.
La série de la maturité
Sans doute, la série est moins percutante que les deux précédentes. Mais les épisodes sont plus longs, le rythme est plus lent. Les thèmes centraux sont également plus profonds, plus « adultes ». L’animation est toute aussi de qualité, colorée, juste et agréable à regarde. Et ce même une polémique qui a éclaté en Italie vis-à-vis de la (faible) rémunération des dessinateurs.
Que ce soit par ses thèmes matures, son auto-dérision et un humour mordant ,"Pour un sou" ressemble à une œuvre aboutie et finie. Zerocalcare montre, encore une fois, qu’il sait évoquer des sujets complexes avec légèreté. A ne pas rater sur Netflix.