The Mule, Happy Death Day 2, Boy Erased, Le Grand Bain, Aquaman, Bienvenue à Marwen, Les chatouilles... votre dvd review - Actu Cinema

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Je n'ai pas forcément envie de rentrer dans pleins de détails techniques ou de casting... Je fonce droit au but : avec The Mule Clint Eastwood emmène le spectateur dans un trip riche et dense, une sorte de d'arborescence cinématographique aux multiples propos. Partant d'un fait divers réel, l'histoire d'un octogénaire financièrement aux abois, et mis au ban par sa famille vu que sa vie n'a été qu'une "grande absence", obnubilé qu'il était par son travail, la reconnaissance et la vie dissolue sur les routes... The Mule mute progressivement, nous emmène flirter avec le polar, avec l'oeuvre métaphysique et existentielle, prenant des airs de confession. Eastwood établit également des liens puissants entre certains personnages qui fonctionnent à la fois comme l'observant et l'observé, la personne réelle et son reflet dans le miroir. Et ce ne sont ici que quelques petits détails d'un ensemble ultra foisonnant, mis en scène aux petits oignons... quelle mise en images ample et juste, c'est magnifique.
Cote 9/10 Extras : Making of,...


Parfois j'ai besoin de purger un bon coup le trop plein de pression lié aux petits et grands tracas du quotidien. Dans les moments trop "compressifs", des films tels que Happy Death Day et sa suite Happy Death Day 2 tombent à pic ! Je vous avoue avoir un faible pour le premier, une belle réussite dans le genre de cinéma "meta", souvent trop bateau quand il s'agit de produit horrifique. Court, bourré d'humour, corrosif, efficace, le premier volet se trémoussait sensuellement devant nos yeux de fans de slasher. La suite perd un peu en puissance, non par redite, à ce niveau-là c'est plutôt bien goupillé... mais simplement à cause de petits ventres mous, de petits élans de mièvrerie. Heureusement ce n'est que furtif, et aussi lié à l'envie de se renouveler.
Cote 7/10 Extras : Making of,...


Réalisateur, producteur, scénariste... James Wan en a fait du chemin depuis le premier Saw. Un chemin en forme de pari fou (Death Sentence), d'épingles à cheveux enfoncées dans l'échine (Insidious, Conjuring...) et aussi de fan de cinéma de genre. Après son ébouriffante contribution à la saga Fast & Furious (7e volet), le voilà qui s'attaque au film de super-héros avec Aquaman. Et qu'en fait-il? Une sorte de luxueuse carte de visite sous acide, lorgnant du côté de productions telles que Star Wars, Avatar, Thor : Ragnarock, Le Seigneur des Anneaux, pour ne citer qu'elles, et surtout baignant dans un humour potache omniprésent. Bref, rangez votre cerveau et enfilez vos combinaisons de plongée.
Cote : 6,5/10 Extras : Making of, featurettes,...


Si Mortal Engines impressionne un moment, le long-métrage  - notamment - produit par Peter Jackson et Fran Walsh, et mis en scène par Christian Rivers, s'enfonce progressivement dans une sorte de produit complaisant destiné aux "jeunes adultes"... Cette schizophrénie omniprésente nous fait basculer de l'univers de Terry Gilliam à l'un des nombreux produits lambda destinés aux "djeuns". Mais ne jetons pas l'ensemble trop vite aux oubliettes car le régal visuel est de la partie et l'ennui ne pèse pas trop. Du coup ça vaut le détour.
Cote : 6/10 Extras : Featurettes...


Il a fallu que je m'accroche, parfois à la limite de mes forces, pour mater les différents volets de la franchise Transformers. Et pour quoi au final? Pas grand-chose finalement, si ce n'est une sorte de boulimie de pyrotechnie, d'infographie, de mythes tout pourris. Le coup du paquet de chips taille XXL qu'il faut finir immédiatement afin de ne pas le gâcher. Avec bien entendu, au final, les seules impressions encore ressenties restent l'écoeurement, et les dents qui baignent dans un fond de gras. Avec Bumblebee ça se calme un peu, voire carrément. Il faut dire que ce produit se destine aux plus petits... Personnellement j'ai dû dépasser la date de péremption, vu l'ennui profond que j'ai ressenti.
Cote : 6/10 Extras : Featurettes, scènes coupées et étendues, ...


Joel Edgerton passe à nouveau derrière la caméra pour Boy Erased, et adopte un style tout en lenteur, pesant, atmosphérique... Ce qu'il aide à restituer avec finesse toute la chape de bondiseuserie, de dogmatisme et d'hypocrisie liée à l'histoire de Jared Eamons (Lucas Hedge), un fils de pasteur baptiste (Russel Crowe) à "l'ambiguïté sexuelle" déconcertante pour ses illuminés de parents. Ces derniers l'envoient d'ailleurs dans un camp de "redressement moral" et de réorientation sexuelle. Au final, à défaut d'être une réussite totale, Boy Erased possède suffisamment de qualités pour mériter un visionnement attentif.
Cote : 7/10 Extras : Featurettes, scènes coupées et étendues, ...


Personnellement, j'aime beaucoup l'équipe réunie par Gilles Lellouche (Les infidèles) pour le Grand bain. Nous y croisons tout d'abord plusieurs générations d'acteurs, de Guillaume Canet à Jean-Hugues Anglade, Benoît Poelvoorde, Mathieu Amalric, sans oublier le magnifique hurluberlu de toujours : Philippe Katerine... Et j'en passe! Plusieurs générations mais aussi des univers - publics et privés - forts différents également, sans parler de l'orientation de carrière des gars. Au-delà du côté  "feel good, not good", du parfum de Full Monty, ce portrait de mecs paumés, pris en mains par des femmes non moins paumées, dépeint une sorte d'étrange tableau... plus surprenant pour son aspect "meta" qu'en tant qu'objet filmique.
Cote : 7/10 Extras : Making of ...


Si Les chatouilles (ou la danse de la colère) avait abordé frontalement le thème de la pédophilie, et de l'ami de la famille aux mains baladeuses... quel en aurait été l'impact? Probablement beaucoup plus rude et insoutenable que l'approche adoptée par Andréa Bescond (coréalisatrice et actrice principale) et Eric Métayer. Usant d'une réalité polytemporelle, où s'entremêlent passé et présent, et polyphonique, les chatouilles adopte le discours du déséquilibre volontaire, tel que pratiqué dans la danse contemporaine, ce que le générique de début illustre ouvertement. L'ensemble se construit dans une sorte de liberté "onirique", faite tant d'espoir que de cruauté.
Cote : 7/10 Extras...


Vu juste après The House That Jack Built et Suspiria, le Climax signé par Gaspard Noé m'a fortement marqué, un rien plus que le dernier cauchemar de Von Trier, et nettement plus que l'épuisante relecture de l'oeuvre de Dario Argento. Pourquoi? Voilà une question complexe, vu que Climax n'apporte rien à la filmographie de Gaspard Noé. En tout cas si on observe ce long-métrage suffoquant sur l'axe horizontal, dans une "continuité". Une fois placé sur l'axe vertical, la bêche à la main, on se rend compte au premier coup de pelle que même s'il n'est pas aisé de creuser dans cette terre hostile et faite de roche, il le faut. Il le faut car se confronter à ce suffoquant huis-clos - où la sensation d'étouffement provient de l'intérieur de chacun(e)s des protagonistes - suscite bon nombre de questions... film sensoriel, sensuel, métaphysique, Climax ne tente pas de donner une leçon, mais ouvre grand les portes du sens, invoquant les visions apocalyptiques de Jérome Bosch.
Cote : 7/10


Trop de mouvements, trop ostentatoire dans sa manipulation, trop stylisé, trop figé, trop kitsch et prétentieux... La relecture du Suspiria, originellement oeuvre majeure de Dario Argento datant de 1977, est inutile et ratée, prétentieuse surtout. Alors qu'avant la sortie de son long-métrage, Luca Guadagnino affichait des airs d'outsiders de Ligue de Catch, annonçant la mise au tapis rapide d'Argento... il se prend les pieds dans la cape avant même d'avoir mis un orteil sur le ring.
Cote : 4/10 Extras : Making of.

En bref:

  • Tout mignon, pas prétentieux pour un sou, The Bookshop séduit par son discours simple et juste sur la passion, sur le féminisme nécessaire, sur les classes sociales... Isabel Coixet signe donc une oeuvre mineure mais agréable. Et j'avoue avoir un petit faible pour Emily Mortimer.
  • Complètement barré, militant, aussi drôle que grinçant, ce Sorry to Bother You réalisé par le rappeur Boots Riley a trop vite été effacé des mémoires. Faites-vous au plus vite une séance de rattrapage.
  • Avouons-le sans trop de fioritures : le premier Creed, en plus de "surprendre", était un excellent film... Sa suite cousue de film blanc est plus douloureuse par le ratage qu'elle constitue, que par les coups échangés par les protagonistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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