Le monde du cinéma est en deuil. L'acteur néo-zélandais Sam Neill est décédé ce lundi 13 juillet à Sydney, à l'âge de 78 ans. Sa famille a annoncé qu'il s'était éteint entouré des siens, évoquant un décès « soudain et inattendu ». Elle a également précisé que l'acteur était en rémission de son cancer, une maladie contre laquelle il s'était battu avec beaucoup de courage ces dernières années.
Pour plusieurs générations de spectateurs, Sam Neill restera avant tout le Dr Alan Grant, le paléontologue qui découvre, avec émerveillement puis terreur, les dinosaures de Jurassic Park. Son interprétation dans le chef-d'œuvre de Steven Spielberg, sorti en 1993, l'a propulsé au rang d'icône mondiale. Il retrouvera d'ailleurs ce personnage près de trente ans plus tard dans Jurassic World: Dominion, offrant un magnifique clin d'œil aux fans de la première heure.
Mais réduire Sam Neill à Jurassic Park serait oublier une carrière d'une richesse exceptionnelle. Pendant plus de cinq décennies, il a navigué avec une aisance rare entre cinéma d'auteur et superproductions. On l'a notamment vu dans La Leçon de piano de Jane Campion, À la poursuite d'Octobre Rouge, L'Antre de la folie de John Carpenter, Event Horizon ou encore Peaky Blinders, où son charisme faisait une nouvelle fois merveille.
Né en Irlande du Nord en 1947 avant de grandir en Nouvelle-Zélande, Sam Neill s'était imposé comme l'un des plus grands ambassadeurs du cinéma néo-zélandais. En 2022, il avait été anobli pour l'ensemble de sa contribution au septième art.
En 2023, l'acteur avait bouleversé ses admirateurs en révélant être atteint d'un rare cancer du sang. Il avait raconté son combat avec beaucoup de sincérité dans son autobiographie Did I Ever Tell You This?. Quelques mois plus tôt encore, il annonçait avec émotion être guéri de la maladie, rendant son décès d'autant plus inattendu.
Depuis l'annonce de sa disparition, les hommages affluent de toutes parts. Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a salué « l'un des plus grands artistes du pays », tandis que son homologue australien Anthony Albanese a rappelé l'immense élégance et l'humanité de celui qui aura marqué le cinéma pendant plus de cinquante ans. De nombreux acteurs, réalisateurs et admirateurs ont également partagé leur émotion sur les réseaux sociaux.
Avec la disparition de Sam Neill, le cinéma perd un acteur d'une rare élégance, capable de passer du blockbuster au drame intimiste avec une facilité déconcertante. Mais son sourire, son regard bienveillant et ses personnages inoubliables continueront longtemps d'accompagner les cinéphiles. Son héritage, lui, est immortel.