Malgré tous les grands noms qui présentent leurs dernières réalisations à Cannes, on espère toujours une découverte. Je serais franchement très étonné si cette année, qui que ce soit mérite ce titre plus que Whiplash.
D’un autre côté, le film de Damien Chazelle ne tombe pas non plus du ciel, puisque basé sur un court-métrage qui avait assuré à Chazelle le prix du jury de l’édition de l’année de dernière de Sundance, la grand-messe du cinéma américain indépendant. Et il y a quelques mois, la version longue aujourd’hui présentée à Cannes s’était vue couronnée au même festival.
Whiplash nous parle d’un jeune homme de 19 ans, Andrew, qui rêve de devenir un batteur de jazz de renommée internationale. Il en est à sa première année dans un important conservatoire de New York, où le célèbre Terence Fletcher donne cours. Et Fletcher est un phénomène, un dénicheur de talents doublé d’une personnalité insupportable et d’une grande gueule. Marquer des points chez lui, c’est s’assurer la voie royale vers le sommet.
Mais les choses ne se passent pas comme prévu. On voit que Chazelle a travaillé à Whiplash jusqu’à la perfection, et J.K. Simmons est tout simplement bluffant dans la peau de Fletcher.