Entre perte de repères et recherche d'un nouvel équilibre, la série d'animation "Kevin" a débarqué toute en discrétion sur Prime Video. Un chat en quête d’un second souffle comme personnage principal. Pas banal.
De quoi ça parle ?
Kevin, un chat domestique au pelage noir et blanc, décide de quitter son foyer à la suite de la séparation inattendue de ses maître. Il se retrouve dans un refuge animalier dans le Queens. Il tente de découvrir ce qu'il veut dans la vie.
Crée par Aubrey Plaza et Joe Wengert, la première saison de "Kevin" a débarqué ce 20 avril sur Prime Video...dans l'indifférence la plus totale. Peu de promotion pour cette série d'animation qui sur le papier a tout pour plaire. Et pour ouvrir une réflexion.
La série, divisée en huit épisodes, part d'un plot intéressant : Kevin, qui n'a connu que sa maison, découvre un autre horizon. Sa vie est bouleversée, le choc est pour le moins brutal. Il doit se reconstruire. Au cœur de ce fameux refuge animalier, on retrouve une myriade personnages : un chat de race autoritaire ou encore des chiens ravagés par leurs démons.
Un humour mal balancé
Malgré une idée de départ très intéressante – les animaux étant avant tout un miroir humain, la série se perd elle-même. Kevin, pourtant le protagoniste, n’est qu’une ombre qui parcourt les huit épisodes. Il ne prend aucune décision, se fait « balader » par les autres personnages. Aussi bien que l’humour que les interactions sonnent faux. L’humour est mal balancé, les blagues tombent à la plat.
« Kevin » est typiquement un projet qui goûte le sentiment d’inachevé. L’animation est réussie (sans être exceptionnelle) tandis que la base réflexe était présente pour faire de cette série une « pépite ». Malheureusement, la série se perd elle-même à cause d’une écriture trop paresseuse et un humour éparpillé. « Kevin » est disponible sur Prime Vidéo.