Qui a dit que les super-héros devaient être « extraordinaires » ? Mise en ligne le 15 mai dernier sur Netflix, « The WONDERfools » promet de rafraîchir le genre du super-héros. Superman ? Non. Super-déjanté, oui.
De quoi ça parle ?
Fin 1999, la population est inquiète avec l'arrivée imminente du nouveau millénaire et de « l'apocalypse ». Dans le même temps, plusieurs marginaux obtiennent des super-pouvoirs. Ils se battent contre un méchant qui menace la paix de la ville de Haeseong.
Le mythe du super-héros n'est pas neuf. Même si le scénario fait un peu penser à DC ou Marvel, la série rappelle également « Kick-Ass » et « The Boys ». Toutefois, cette série qui nous vient tout droit de Corée du Sud est loin d'être comme les autres. Entre comédie, nostalgie et science-fiction.
Pas de super-héros brillants comme protagonistes. Mais trois personnes lambdas, aux vies quelque peu compliquées, qui vont obtenir des super-pouvoirs. Eun-Chae-ni, une jeune de femme, qui ne verra pas le prochain millénaire. Son Gyeong-hun, qui aime se plaindre à la mairie de la ville, et Kang Ro-Bin, un employé de cuisine. Cette « bande de bras cassés » est attachante. Par sa simplicité, son humilité. Mais aussi ses frasques.
De la fraîcheur
Crée par Kang Eun-kyung "The WONDERfools" apporte un peu de fraicheur au genre du super-héros qui peine par moment à se renouveler. La réalisation est de qualité, tandis que les scènes d'actions sont durement efficaces. Les scénaristes ont également trouvé un équilibre entre le tragi-comique et certains scènes sérieuses. On ne tombe pas dans une parodie du genre sans intérêt. Le tout est agrémenté d'une atmosphère nostalgique. Des décors et des tenues assorties d'une musique parfaitement choisie.
Le jeu de Park Eun Bin (Eu Chae-Ni) est remarquable et fonctionne réellement avec le reste du casting. Avec 8 épisodes (d'environ 1 heure à chaque fois), « The WONDERfools » dépoussière le genre super-héroïque avec un format rythmé, un équilibre total et un casting brillant. A voir sur Netflix.