Sorti le 8 août dernier, "L'Héroïne au ruban" a débarqué sur Netflix dans l'indifférence la plus totale. Une nouvelle pépite venue du Japon ou simple film passable ?
De quoi ça parle ?
Saphir, princesse du royaume de Silverland, est contrainte de fuir après la destruction de son pays par une mystérieuse menace appelée Nergal. Elle se réfugie à Goldland et tente de se reconstruire. Mais un danger guette là aussi alors que son ruban révèle d’étranges pouvoirs.
Initialement, ce film est inspiré d'un manga fondateur : "Princesse Saphir", publié dès 1953. Le texte est de fait l'un des mangas fondateurs du manga narratif destiné aux jeunes filles. Toutefois, "L’héroïne au ruban" s'inspire du manga, en reprend certains codes ; Netflix signant une œuvre plus moderne et mieux adaptée à l'époque. Vraiment ?
Présenté au festival d'Annecy en juin dernier, "L'Héroïne au ruban" rompt définitivement avec le manga d'origine, en tout cas par rapport à l'animation. L'esthétique est épurée, contemporaine, travaillée mais aussi exagérée dans ses mouvements. L'histoire est un mélange étrange de différentes inspirations : conte de fée européens, shonen japonais. A cela s'ajoute certains thèmes comme l'amitié, l'entraide et l'estime de soi.
Un premier long-métrage pas inoubliable
A la réalisation, on retrouve Yuki Igarashi, qui a notamment travaillé sur l'excellent animé "Jujutsu Kaisen". Pour son premier long-métrage, l'animateur signe un projet esthétiquement très joli. Mais un projet qui reste trop en surface pour vraiment être mémorable. Certains combats sont dantesques, à l'image de l'animation.
Le degré de réflexion reste toutefois trop basique et trop téléphoné. "L'Héroïne au ruban" se laisse regarder mais à l'image de ses personnages : trop caricaturaux et sans profondeur. Disponible sur Netflix.